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Nouvelles – #124 – Hiver 2015

Le mausolée d’Honoré Mercier restauré

nouvellesLa ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, et la présidente et directrice générale de la Commission de la capitale nationale du Québec, Françoise Mercure, ont inauguré le 1er octobre dernier le mausolée d’Honoré Mercier au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. D’importants travaux de restauration ont été effectués sur le monument funéraire du 9e premier ministre du Québec. La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux descendants et représentants de la famille Mercier.

Le premier ministre Philippe Couillard a profité de l’événement pour rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont choisi de consacrer leur vie à la politique. La ministre St-Pierre a souligné pour sa part que les premiers ministres ont influencé le cours de l’histoire et méritent d’être rappelés à la mémoire des Québécoises et des Québécois. De son côté, la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Hélène David, a rappelé que les premiers ministres québécois décédés ont été les premiers personnages historiques désignés à la suite de la mise en œuvre de la Loi sur le patrimoine culturel et que l’entretien de leurs lieux de sépulture constitue un geste de respect et de reconnaissance envers des acteurs importants de l’histoire du Québec.

La Loi sur le patrimoine culturel du Québec confère à la Commission de la capitale nationale la responsabilité de l’entretien et de la mise en valeur des lieux de sépulture des premiers ministres du Québec. La restauration du mausolée d’Honoré Mercier représente un important chantier pour la Commission qui a été créée il y a vingt ans.

Six prix annuels de la Société des musées du Québec

nouvelle_3À l’occasion de son congrès annuel et colloque L’expérience du visiteur, la Société des musées du Québec (SMQ) a procédé, le mercredi 30 septembre dernier, à la remise de ses Prix 2015. Les Prix de la SMQ visent à reconnaître, stimuler et récompenser l’excellence de la pratique muséale au Québec. Ils mettent à l’honneur des réalisations qui ont contribué, de façon significative, à l’avancement de la muséologie québécoise.

Le président des Prix de la SMQ 2015 et directeur du Planétarium Rio Tinto Alcan de Montréal, Pierre Lacombe, a souligné la très grande qualité des productions du réseau muséal québécois tout en évoquant le choix souvent difficile du jury devant autant de bonnes propositions. Les lauréats des Prix de la SMQ 2015 ont reçu un objet design signé par L’atelier NON-USELESS de Montréal.

Le prix Carrière a été décerné à Lise Bertrand en reconnaissance de son engagement auprès des Musées de la civilisation, de la qualité exceptionnelle de ses réalisations et de sa contribution exemplaire à la muséologie québécoise.

Le prix Excellence, groupe institutionnel 1 a été remis au Musée canadien de l’histoire de Gatineau pour l’exposition Le Titanic canadien – L’Empress of Ireland.

Le prix Excellence, groupe institutionnel 2 a été accordé à Bibliothèque et Archives nationales du Québec pour la trousse de médiation Du texte au spectacle : le processus de création au théâtre.

Le prix Excellence, groupe institutionnel 3 récompense La vieille fromagerie Perron de Saguenay pour la réalisation de sa nouvelle exposition-démonstration De Perron en Perron 125 ans de savoir-faire.

Le prix Audiovisuel et multimédia Télé-Québec a été décerné à l’expérience chorégraphique multimédia participative Danser Joe, de l’exposition Corps rebelles, réalisée par les Musées de la civilisation et Moment Factory en collaboration avec la Fondation Jean-Pierre Perreault.

Le prix Publication a été remis au Musée des beaux-arts de Montréal pour sa publication Benjamin-Constant. Merveilles et mirages de l’orientalisme.

De nombreuses récompenses pour les éditions du Septentrion

Plusieurs ouvrages publiés par les éditions du Septentrion, de Québec, ont été primés au cours des dernières semaines.

Le Premier Prix des Grands Prix Desjardins de Lanaudière dans la catégorie Patrimoine a été attribué à Raymonde Beaudoin pour son ouvrage La vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune.

nouvelle_4La Société historique de Montréal a pour sa part décerné le Prix Robert-Prévost, remis tous les trois ans, à Gilles Lauzon pour son livre Pointe-Saint-Charles et à Mathieu Lapointe pour son essai Nettoyer Montréal. Le prix annuel de la Société, le Prix Percy-W.-Foy, est allé à Louis Gagnon pour son livre intitulé Louis XV et le Canada ainsi qu’à Denis Goulet et Robert Gagnon pour leur ouvrage Histoire de la médecine au Québec 1800-2000.

Enfin, le Prix du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans la catégorie intérêt général a été accordé à Catherine Ferland et Dave Corriveau pour leur livre La Corriveau. De l’histoire à la légende.

 

Jacques Saint-Pierre

Nouvelles – #123 – Automne 2015

Les quartiers disparus de Montréal à l’honneur

r-9-a-Image numérisée_webLe livre Quartiers disparus. Red light, Faubourg à m’lasse, Goose Village (Éditions Cardinal, 2014), publié sous la direction de la muséologue du Centre d’histoire de Montréal Catherine Charlebois et de l’historien de l’UQAM Paul-André Linteau, tous deux membres du Laboratoire d’histoire de Montréal, a remporté le prix d’excellence de l’Association des musées canadiens.

Ce prix prestigieux reconnaît le travail accompli par le Centre d’histoire de Montréal dans la recherche sur l’histoire de la métropole, un travail auquel le Laboratoire ainsi que les Archives de la Ville de Montréal ont largement contribué. En effet, le livre produit à la suite de l’exposition du même nom permet de garder une trace du travail de recherche, d’analyse et de compréhension de la trame urbaine montréalaise. Fondé sur des sources photographiques et des témoignages oraux, Quartiers disparus présente une « reconstitution » des secteurs démolis de la ville autant qu’un geste de mémoire vivante.

Une passion pour les meubles et les arts décoratifs canadiens

r-9-b-Heather-and-John-Harbinson-web-1024x756Le 26 mai dernier, le Musée canadien de l’histoire lançait une nouvelle exposition en ligne, « La collection Harbinson – Une passion pour les meubles et les arts décoratifs canadiens ». Fruit d’une recherche méticuleuse, cette exposition présente plus de 150 images d’objets sélectionnés parmi les quelque 350 réunis par John et Heather Harbinson. Il est donc possible d’examiner les meubles, les textiles, les pièces en terre cuite, les tableaux et les sculptures de cette collection acquise par le musée en 2007.

« Cette remarquable collection de meubles et d’œuvres d’art donne un aperçu unique du quotidien des nouveaux arrivants », explique Jean-Marc Blais, directeur général du Musée canadien de l’histoire. Ayant consacré leur vie à rassembler ces merveilleux objets, les Harbinson souhaitaient faire connaître leur collection à la population canadienne. Grâce à la nouvelle exposition en ligne, nous présentons ce précieux héritage aux gens de partout au pays et dans le monde. »

Les premiers colons qui se sont établis au Canada sont à l’origine d’un vaste éventail d’objets domestiques révélateurs des préférences locales, des matériaux et des procédés de fabrication. Les préférences des premiers Canadiens au Québec, en Ontario et dans les Maritimes étaient souvent calquées sur les styles dominants dans leur patrie d’origine, que ce soient les îles Britanniques, la France ou d’autres régions d’Europe. À mesure que les colonies nord-américaines gagnaient en maturité, les couleurs locales sont ressorties, pour donner lieu à des styles et à des matériaux propres à chaque région.

Un buste du docteur Camille Laurin au parc de la Francophonie à Québec

r-9-c-DSC_1974-brLe 6 mai dernier, on a procédé au dévoilement d’un buste du docteur Camille Laurin, considéré comme le père de la Loi 101, la charte de la langue française. Le monument a été installé au parc de la Francophonie afin de rappeler la contribution du docteur Laurin au rayonnement de la langue française au Québec et dans le monde. Le socle est gravé d’une citation célèbre de celui qui a été nommé ministre d’État au Développement culturel par le premier ministre René Lévesque en 1977 : « La langue est le fondement même d’un peuple, ce par quoi il se reconnaît et il est reconnu, qui s’enracine dans son être et lui permet d’exprimer son identité. »

Œuvre du sculpteur Léonard Simard, ce buste est le jumeau d’un autre installé à Montréal en juin 2011, dans le parc adjacent à l’édifice Camille-Laurin et aux bureaux de l’Office québécois de la langue française. L’œuvre est le fruit d’une campagne mise sur pied par le Fonds commémoratif Camille-Laurin au lendemain du dixième anniversaire du décès de cette figure marquante de l’histoire récente du Québec, en 2009.

 

Jacques Saint-Pierre

 

Nouvelles – #122 – été 2015

Pointe-à-Callière accueille la plus grande exposition sur la Grèce antique jamais réalisée en Amérique

r-9-d-webPointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, présente depuis le 12 décembre 2014 l’exposition inédite Les Grecs – d’Agamemnon à Alexandre le Grand. L’exposition parcourt au-delà de 5 000 ans d’histoire et de culture grecques et offre un regard exceptionnel et captivant sur la naissance du « berceau de la civilisation occidentale », sur son héritage et sur les traces qu’il a laissées dans le cœur et l’esprit du peuple grec.

L’exposition, qui amorce son périple nord-américain dans le plus important musée spécialisé en archéologie au pays, puis au Musée canadien de l’histoire à Gatineau, au Field Museum à Chicago et enfin au National Geographic Museum à Washington, regroupe plus de 500 précieux artefacts provenant de 21 musées grecs sous l’égide du ministère de la Culture et des Sports de la Grèce. Pour Pointe-à-Callière, cette réalisation s’inscrit dans la lignée des grandes expositions internationales qu’elle déjà réalisées comme L’Archéologie et la Bible : du roi David aux manuscrits de la mer Morte et Japon, qui rendent accessibles aux Montréalais et aux visiteurs, des trésors de l’humanité.

De nombreuses activités ont été développées en marge de l’exposition. Une application numérique gratuite a été conçue par le Laboratoire des nouveaux médias du Centre de la Fondation Stavros Niarchos pour les études grecques de l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique. Elle permet d’accompagner les visiteurs, avant, pendant et après leur visite de l’exposition. De plus, une publication de prestige sur la collection grecque a été réalisée par le ministère de la Culture et des Sports de la République hellénique; un catalogue a aussi été réalisé par le Musée canadien de l’histoire et les musées partenaires du consortium pour présenter un survol des thématiques abordées ainsi que les principaux objets de l’exposition. Des conférences sont offertes, tant à Pointe-à-Callière qu’à l’Université de Montréal, au début de 2015. Les thèmes de ces huit conférences s’articulent autour des grands personnages de la Grèce Antique et des questions d’archéologie. Visites et animation, symphonies portuaires, fête nationale de la Grèce, cuisine grecque mise en valeur au restaurant du musée, films sur l’art sont des exemples de ce qui sera offert autour de l’exposition.

Yves Beauregard, lauréat du Prix spécial du jury de la SODEP

Le Prix spécial du jury de la Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP) souligne le travail exceptionnel d’une personne ayant œuvré ou œuvrant au sein d’une revue québécoise. Le prix pour 2015 a été décerné à Yves Beauregard, directeur de la revue Cap-aux-Diamants.

Historien de métier, grand collectionneur, homme de culture, Yves Beauregard entretient des relations fructueuses avec une foule d’intervenants rattachés à des universités, à des sociétés d’histoire, de généalogie, à des associations diverses et à des administrations gouvernementales dans les champs de la culture et du patrimoine. C’est par ce vaste réseau de relations et par son travail dévoué qu’il a contribué, au cours des 30 dernières années, au rayonnement de Cap-aux-Diamants, en dirigeant la production de 86 numéros réguliers de la revue fondée à Québec, en plus de trouver du temps pour publier des ouvrages, siéger au sein de nombreux conseils d’administration et militer en faveur des revues membres de la SODEP, en tant que président de l’association durant plusieurs mandats.

Au nom des membres du comité de rédaction de la revue, des employés et des collaborateurs, je désire féliciter Yves Beauregard pour cet honneur très mérité. La passion qui l’anime est une source de motivation pour tous ceux et celles qui le côtoient. Le milieu de la culture a besoin de personnes de sa trempe!

Des belles d’autrefois : les voitures hippomobiles de la donation Paul Bienvenu

r-9-b-Image numérisée 9_webAprès une sélection réalisée parmi les 213 voitures hippomobiles offertes en donation par M. Paul Bienvenu, le Musée de la civilisation présente, depuis le 15 février dernier, 18 de ces témoins d’une époque révolue dans l’exposition Tirées par les chevaux! La collection de voitures hippomobiles Paul-Bienvenu jusqu’au 17 janvier 2016.

Dans son allocution lors de l’inauguration de l’exposition, le directeur général des Musées de la civilisation, M. Michel Côté, a rendu hommage au donateur en ces termes : « Grâce à la rigueur et à la vigilance de Paul Bienvenu, nous restituons aujourd’hui à la collectivité québécoise, un véritable trésor. Pendant plus de 50 ans, il s’est passionné pour le sujet avec une détermination sans faille, faisant de cette collection une référence indéniable tant sur le plan historique en matière de réalités sociales et économiques que sur le plan de l’évolution des techniques et du design de fabrication ».

Pour sa part, M. Paul Bienvenu s’est dit extrêmement heureux de voir quelques-unes de ses plus belles pièces être présentées au public. « Je connais chacune de ces voitures et je vous jure qu’elles ont toutes une histoire exceptionnelle à raconter. C’est ce que l’on découvre dans l’exposition sans parler de la publication qui est une merveille. J’ai fait le bon choix en faisant don de ma collection aux Musées de la civilisation. Elle ne sera pas dispersée, on en prendra soin comme je l’ai fait pendant des années ». M. Bienvenu collectionne les voitures hippomobiles depuis 1962. Ce passionné des chevaux – il est éleveur de chevaux de race canadienne – lègue à la collectivité québécoise un ensemble d’une très grande beauté qui constitue un témoignage précieux sur l’histoire des transports au Québec et sur une industrie qui employait plusieurs milliers de personnes à la fin du XIXe siècle.

Cette collection exceptionnelle a été reconnue comme bien culturel canadien en juin 2014.

La veillée de danse au Répertoire du patrimoine culturel du Québec

r-9-webLa ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Hélène David, a annoncé le 21 mars dernier la désignation de la veillée de danse en tant qu’élément du patrimoine immatériel, en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

« La veillée de danse joue un rôle important dans notre identité culturelle. Par cette désignation, nous reconnaissons la force d’une tradition vivante qui a traversé le temps en conservant son authenticité; un héritage nous rappelant que petits et grands ont toujours aimé danser au rythme de la musique traditionnelle québécoise », a déclaré la ministre David.

La pratique collective de danses de figures était déjà un mode de divertissement en Nouvelle-France. Au fil des siècles, la veillée est demeurée un lieu d’expression artistique, un espace de socialisation et un temps d’amusement en groupe. Marquée d’emprunts et de métissages culturels, la veillée de danse se renouvelle tout en conservant ses fonctions d’origine.

La veillée de danse est un rassemblement festif basé sur la pratique collective de danses, principalement le set carré, la contredanse et le quadrille. Elle est habituellement menée par un calleur qui indique aux danseurs les figures à exécuter. La veillée est un divertissement qui relève à la fois du domaine des expressions artistiques et de celui des pratiques sociales. Elle est participative : danseurs expérimentés et néophytes se regroupent dans un esprit communautaire et une ambiance amicale.

Aujourd’hui à travers le Québec, le milieu associatif assume l’organisation, la tenue et la promotion de veillées de danse, participant ainsi à la sauvegarde de ce patrimoine vivant. L’énergie et le savoir-faire exceptionnel des calleurs et des musiciens invitent les femmes et les hommes, qui ont en commun l’envie de danser, à se rassembler dans la convivialité.

 

Jacques Saint-Pierre

 

Nouvelles – #121 – printemps 2015

Prix Gérard-Morisset à l’historien Jacques Mathieu

r-9-1-jacques-mathieuL’historien Jacques Mathieu est le lauréat pour 2014 du prestigieux prix Gérard-Morisset des Prix du Québec. Professeur émérite de l’Université Laval, cet infatigable chercheur, qui a dirigé le Centre d’études sur les lettres, les arts et les traditions populaires des francophones en Amérique du Nord (CÉLAT), s’est distingué par la qualité de son enseignement, le caractère novateur de ses publications et son intérêt pour la pluridisciplinarité. Spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France, il a ensuite élargi ses préoccupations à d’autres champs de recherche, comme les lieux de mémoire, l’histoire environnementale, la mémoire collective.

Parmi ses réalisations, il faut souligner sa contribution à l’exposition phare du Musée de la civilisation intitulée Mémoires. Au moment où il dirigeait le CÉLAT, Jacques Mathieu s’est vu confier la délicate responsabilité de la recherche visant à définir les paramètres de l’exposition inaugurale du musée québécois, qui a ouvert ses portes en 1988. Fruit d’une vaste collaboration entre les milieux de la recherche, cette exposition remarquable, qui a été présentée durant quinze ans, a été vue par quelque huit millions de visiteurs.

Jacques Mathieu a reçu de nombreux prix au cours de sa brillante carrière, qui a débuté en 1966 aux Archives nationales du Québec pour se poursuivre ensuite à l’Université Laval, à compter de 1970. Après avoir consacré 40 ans de sa vie à la formation d’étudiants et à l’avancement des connaissances, l’historien reste très actif. Il se passionne actuellement pour l’apothicaire Louis Hébert et sa famille, dont on soulignera, en 2017, le 400e anniversaire de l’installation à Québec.

 

Prix Georges-Émile-Lapalme à l’éditeur Denis Vaugeois

r-9-2-denis-vaugeoisLe prix Georges-Émile-Lapalme est la plus haute distinction accordée à une personnalité québécoise ayant contribué de façon exceptionnelle à la qualité et au rayonnement de la langue française parlée ou écrite au Québec. Cet honneur échoit cette année à l’historien, éditeur et homme politique Denis Vaugeois, pour une vie consacrée au livre.

Lecteur insatiable dans sa jeunesse, Denis Vaugeois fait partie de l’équipe qui lance, dans les années 1960, Le Boréal Express, journal à saveur historique qui aborde aussi des sujets contemporains. La publication connaît un vif succès et une maison d’édition est créée dans sa foulée. C’est Denis Vaugeois qui en est le directeur. Après un passage en politique, marqué par sa nomination comme ministre des Affaires culturelles, en 1978, il revient à ses premières amours en fondant les Éditions du Septentrion. Au ministère des Affaires culturelles, son nom reste attaché au plan de développement des bibliothèques publiques –  qui fait passer leur nombre de 129, en 1979, à 849, en 1985 –, à la « loi du livre » et à l’organisation de la Société québécoise de développement des entreprises culturelles (SODEC).

Denis Vaugeois a été associé à la publication d’au-delà d’un millier de livres au Boréal Express, au Septentrion – plus de 700 titres à ce jour –, mais également au Centre éducatif et culturel, de 1985 à 1987, et aux Presses de l’Université Laval, dont il a dirigé la réorganisation de 1996 à 1998. En tant qu’historien, il a signé également de nombreux ouvrages, qui témoignent à la fois d’une grande érudition et d’une préoccupation pour la vulgarisation toujours appuyée sur une recherche rigoureuse.

« Recevoir le prix Georges-Émile-Lapalme m’émeut au plus haut point, confie-t-il. Les mémoires de cet exceptionnel homme politique m’ont grandement inspiré. Leur lecture est un pur délice en même temps qu’un coup de fouet pour affirmer le rôle unique de la culture dans le développement d’une société, surtout si son devenir est une lutte quotidienne. »

 

Plans de conservation des sites patrimoniaux

La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Hélène David, a annoncé le 15 décembre dernier qu’elle confiait au Conseil du patrimoine culturel du Québec le mandat de tenir une consultation publique sur le projet de plan de conservation du site patrimonial de l’Île-d’Orléans.

« Cet exercice de consultation est de la plus grande importance, puisqu’il concerne l’avenir d’un site constituant le berceau de notre histoire et de notre mémoire collective. Comme société soucieuse de son héritage, nous avons le devoir de mener une démarche marquée par l’ouverture, la transparence et la participation citoyenne. Je suis convaincue qu’au terme de ces échanges, nous obtiendrons un plan axé sur l’essentiel : transmettre aux générations futures un patrimoine exceptionnel, qui reflète la richesse de l’identité québécoise », a fait savoir Mme David.

Jusqu’à maintenant, le Conseil du patrimoine culturel a tenu des consultations publiques sur les sites patrimoniaux de Sillery, Trois-Rivières, Charlesbourg et Beauport. Les sites patrimoniaux sont les anciens arrondissements historiques, dont les plus anciens ont été décrétés il y a maintenant un demi-siècle.

 

Jacques Saint-Pierre

Nouvelles – #120 – hiver 2014

par Jacques Saint-Pierre

Retraite de Mario Béland

r-9-_120 Le conservateur de l’art ancien du Québec au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), Mario Béland, tire sa révérence après une carrière de 30 ans, une quarantaine d’expositions, une douzaine de livres et des centaines d’articles. L’historien de l’art diplômé de l’Université Laval a fait ses premières armes dans cette institution comme adjoint au conservateur de la prestigieuse exposition Le Grand Héritage organisée à l’occasion de la visite du pape Jean-Paul II, en 1984. Il est ensuite devenu conservateur de l’art ancien du Québec, donc le gardien de la précieuse collection d’œuvres accumulées depuis 1920 par le musée.

« C’est un lieu commun de dire que c’est un privilège de travailler au musée, écrit-il en annonçant son départ. J’ajouterais que, pour ma part, ce fut un double privilège, c’est-à-dire être rémunéré pour assouvir et faire s’épanouir ma passion pour l’art ancien du Québec. En voulant donner le meilleur de moi-même, j’espère que j’aurai fait honneur à notre grande institution nationale et que j’aurai été à la hauteur de cette noble profession de conservateur de musée. »

Passionné d’art ancien, Mario Béland a contribué par les recherches menées en vue de la préparation de ses expositions à l’enrichissement des connaissances en histoire de l’art québécois. Il s’est aussi révélé un excellent vulgarisateur. Les lecteurs de Cap-aux-Diamants en savent quelque chose, puisqu’il a été un collaborateur de la première heure. En effet, Mario Béland est titulaire d’une rubrique dans la revue depuis 1987. De plus, au fil des ans, il a rédigé six articles importants sur des sujet divers.

Nous sommes très heureux de vous annoncer que Mario Béland Béland, nouveau retraité du MNBAQ, continuera de nous faire bénéficier de son érudition dans les prochains numéros.

 

Nouvelles – #119 – automne 2014

par Jacques Saint-Pierre

150e anniversaire de la Conférence de Québec

119.r9a Parcs Canada commémore cette année le 150e anniversaire de la Conférence de Québec ainsi que le bicentenaire de la naissance de George-Étienne Cartier. À titre de gardien du lieu historique national du Parc-Montmorency, où s’est tenue la Conférence de Québec en 1864, Parcs Canada a conçu une programmation estivale spéciale dédiée aux groupes scolaires, aux familles et aux visiteurs du Vieux- Québec. Des conférences se tiendront également au début de septembre et d’octobre au lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier.

Du 16 au 18 octobre 2014 se tiendra, par ailleurs, à l’auditorium Roland-Arpin du Musée de la civilisation, un colloque sous le thème « La Conférence de Québec, 1864 – 150 ans plus tard ». L’activité est organisée par la Faculté de droit de l’Université Laval et le Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales de l’Université du Québec à Montréal, en collaboration avec le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes du Québec

Cinq nouvelles publications sur la paroisse Notre-Dame de Québec

COUV-Coffret-EXT.indd Dans le cadre des festivités marquant le 350e anniversaire de la paroisse Notre-Dame de Québec, on a procédé le 10 juin dernier au lancement public de cinq publications à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Réalisés par une équipe de spécialistes sous la direction de l’historien Jean-Marie Lebel, ces livres constituent une somme de connaissances sur l’histoire de la première paroisse en Amérique au nord des colonies espagnoles. L’énoncé des titres révèle à lui seul la variété des sujets couverts :

La paroisse Notre-Dame de Québec. Ses curés et leurs époques par Jean-Marie Lebel;

L’église pionnière de Québec. Origines et fondateurs (1615-1664) par Georges Gauthier Larouche;

L’inspirante basilique-cathédrale. L’architecture de Notre-Dame de Québec par Denyse Légaré;

Joyeuse lumière. Les vitraux de Notre-Dame de Québec par Jean-Claude Filteau et Daniel Abel;

L’église Notre-Dame-des-Victoires. Un monument historique sur la place Royale à Québec par Paul Labrecque.

Ces ouvrages, disponibles en coffret, sont publiés aux éditions du Septentrion grâce à une contribution de la Commission de la capitale nationale du Québec. Dans le cadre de son mandat de mise en valeur des lieux et de l’espace public de Québec, la Commission publie ou appuie la publication d’ouvrages sur la ville.

La basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, monument historique du Canada

119.r9cAprès la désignation, le 5 décembre 2013, de la fondation de la paroisse Notre-Dame de Québec comme événement historique par le ministre de la Culture et des Communications du Québec, la basilique-cathédrale a été désigné comme lieu historique national du Canada. On a procédé, le 3 mai 2014, au dévoilement d’une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada commémorant l’importance historique nationale du bâtiment patrimonial et sa valeur architecturale. Une cérémonie spéciale a été organisée à cette occasion à Québec, en présence de représentants de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada et du diocèse de Québec.

Bâtie en 1647 sous le Régime français, l’église devient en 1664 la toute première église paroissiale de la colonie de la Nouvelle-France. Elle est érigée ensuite en cathédrale puis agrandie par François de Laval, premier évêque de Québec, en 1674. La cathédrale actuelle est le résultat de nombreuses reconstructions dont la plus récente, en 1922, a permis de redonner à l’édifice l’apparence qu’il avait au milieu du XIXe siècle. Plusieurs architectes de renom contribuèrent aux plans de l’extérieur et de l’intérieur du bâtiment dont les membres de la célèbre famille Baillairgé.

Nouvelles – #118 – été 2014

par Jacques Saint-Pierre

Le chant de gorge inuit désigné élément du patrimoine immatériel

nouv-118-3 Le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto, et la ministre déléguée aux Affaires autochtones, Élizabeth Larouche, ont annoncé, le 28 janvier dernier, la désignation du katajjaniq, ou pratique du chant de gorge inuit, en tant qu’élément du patrimoine immatériel, en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Il s’agit du premier élément du patrimoine immatériel à être désigné depuis l’entrée en vigueur de la Loi.

« Nous procédons aujourd’hui à la première désignation d’un élément du patrimoine immatériel, celle du kataj-janiq. Cette tradition inuite est encore bien vivante aujourd’hui. En désignant le chant de gorge, nous souhaitons aussi rendre hommage à toute la nation inuite et à sa culture unique et immémoriale », a déclaré le ministre Kotto.

De son côté, Charlie Arngak, président de l’Institut culturel Avataq, s’est dit honoré du fait que le chant de gorge soit le premier élément désigné du patrimoine immatériel du Québec et considère l’événement comme un pas vers l’inclusion des peuples autochtones dans la définition de l’identité québécoise.

Le chant de gorge est un jeu traditionnel pratiqué dans l’ensemble des quatorze communautés inuites du Québec. Cette pratique ludique témoigne d’une longue tradition orale des femmes du Nunavik. De génération en génération, elles se sont transmis des connaissances sur la nature et l’environnement et des savoir-faire techniques associés aux chants de gorge. Pour le Nunavik, cette pratique traditionnelle constitue une composante de son patrimoine culturel et a une valeur hautement symbolique. Des informations sur le katajjaniq sont disponibles sur le site du Répertoire du patrimoine culturel du Québec (RPCQ), à l’adresse suivante :

www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca.

 

Le Mérite du français à l’application « Découvrir Québec »

nouv-118-2 Laurier Turgeon, professeur en ethnologie au département des sciences historiques de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique, et son équipe, ont remporté le prix Mérite du français dans les technologies de l’information de l’Office de la langue française pour leur application mobile « Découvrir Québec ». Ce prix a été remis le 20 mars 2014 au gala qui s’est tenu à Montréal.

Lancée en septembre 2013, l’application « Découvrir Québec » présente 96 lieux d’intérêt dans les quartiers historiques du Vieux-Québec et de Saint-Roch. Elle s’adresse autant aux touristes qu’à la population locale et aux étudiants. Réalisé pour la Ville de Québec, en collaboration avec la firme Idéeclic, le projet a été financé dans le cadre de l’Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le MCCQ.

C’est la deuxième récompense obtenue par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique en trois ans
dans le cadre de ce concours. En 2012, c’est l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française qui avait été primée dans la catégorie meilleur site Web.

 

Doctorat honoris causa à William Moss

nouv-118-1 Archéologue principal de la Ville de Québec depuis 1985, William Moss s’est vu remettre, le 8 janvier dernier, le diplôme et les insignes de docteur honoris causa par le recteur de l’Université Laval, Denis Brière. Cet honneur vient couronner une carrière consacrée à la connaissance et à la mise en valeur du patrimoine archéologique de la Ville de Québec.

Depuis le début des fouilles à Place-Royale, à la fin des années 1960, Québec s’est imposée comme un haut lieu de l’archéologie au pays, à la fois pour l’intérêt des vestiges mis au jour et la gestion qui a été faite de ce patrimoine unique en Amérique du Nord. Avec des partenaires comme le ministère de la Culture et des Communications, Parcs Canada et l’Université Laval, l’archéologue William Moss et son équipe ont été au cœur de cette évolution. Qu’il suffise de mentionner qu’ils ont participé à plus de 200 articles publiés dans des revues savantes.

Par ses actions et leur diffusion auprès de divers publics, par l’affirmation de ses convictions sur la fonction de l’archéologie, William Moss a permis à cette science d’être reconnue comme un outil de développement économique dans la Ville de Québec tout en assurant une protection et une mise en valeur exemplaires de son histoire et de son patrimoine.

 

Nouvelles – #117 – printemps 2014

par Jacques Saint-Pierre

Le dernier voyage récompensé par la Société des musées du Québec

ph_03 Lors du récent colloque de la Société des musées du Québec, le Site historique maritime de la Pointe-au-Père et la firme Idées au Cube ont remporté le prix « Audiovisuel et multimédia Télé-Québec » pour la production Le dernier voyage, spectacle multimédia qui présente l’histoire de l’Empress of Ireland.

Le jury a été séduit par la qualité du projet, mené avec intelligence et sensibilité, et par la réussite des propositions muséographiques. Cette exposition constitue un exemple d’innovation et de rigueur, unissant l’expertise interne d’un musée et celle d’une firme québécoise reconnue pour sa créativité. Les membres du jury ont grandement apprécié les qualités technologiques du projet et le fait qu’elles soient toujours mises au service des contenus.

L’archéologie de Québec se déploie sur le Web

Photo_12.tifC’est dans le cadre du 47e colloque en archéologie de la Society for Historical Archaeology, tenu au Centre des congrès de Québec le 11 janvier dernier, que la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications ont procédé au lancement d’une nouvelle section consacrée exclusivement à l’archéologie sur le site Internet de la Ville. Plusieurs mois ont été nécessaires pour bâtir cette nouvelle section Web, qui se veut un outil de vulgarisation de la somme des connaissances issues des fouilles réalisées au cours des 30 dernières années. Appelée à se développer, cette section présentera des actualités, des événements et les nouvelles découvertes archéologiques qui seront faites au fil du temps.

« Je me réjouis du lancement de cet outil qui regroupe les précieux et uniques trésors du passé découverts sur les lieux de notre capitale nationale. Les citoyennes et les citoyens de Québec et du Québec auront ainsi un accès direct et facile à cette richesse collective, à ce patrimoine d’exception, et pourront vivre le même émerveillement que celui vécu par les archéologues lors de la mise au jour de ces vestiges de l’histoire de notre nation », a déclaré Maka Kotto, ministre de la Culture et des Communications.

« Avant d’être regroupées dans cette section Web, nous ne pouvions soupçonner l’ampleur des découvertes archéologiques faites à Québec, a déclaré pour sa part Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif responsable de la culture, du patrimoine et de l’aménagement du territoire. Je suis particulièrement impressionnée par l’effort de vulgarisation accompli pour rendre tout ce contenu accessible au plus grand nombre. Du citoyen au chercheur, tout le monde y trouve son compte! »

Avec ses 120 pages de contenu, la section Web présente virtuellement 21 sites archéologiques d’importance. Six thématiques permettent d’aborder chacun des sites sous différents angles afin de comprendre et d’imaginer ce qui se passait à toutes les époques d’occupation de ceux-ci. Une abondante collection de plus de 500 photos anciennes et récentes, des plans, des animations 3D, plusieurs centaines de photos d’artéfacts, une animation sur la déglaciation de la région de Québec ainsi qu’une ligne du temps accompagnent les données archéologiques afin d’en faciliter la compréhension pour les visiteurs.

On peut consulter la section Web à l’adresse suivante : ville.quebec.qc.ca/archeologie.

 

Des livres de l’ancienne bibliothèque du parlement du Canada-Uni

Restes calcinés de plusieurs volumes. Photo: Alain Vandal.

Restes calcinés de plusieurs volumes. Photo: Alain Vandal.

La découverte de quelque 35 fragments calcinés de livres constitue le fait saillant de la campagne de fouilles réalisée à l’été 2013 par la firme Ethnoscop sur le site du Marché-Sainte-Anne-et-du-Parlement-du-Canada-Uni dans le Vieux-Montréal. L’annonce de cette découverte a été faite le 1er novembre dernier à l’occasion du lancement de la campagne majeure de financement de la Fondation Pointe-à-Callière pour soutenir le Musée et le projet de la Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.

Très fragiles, les précieux artéfacts ont été vite envoyés à l’Institut canadien de conservation, à Ottawa, pour évaluer les possibilités de les restaurer à des fins de mise en valeur. Selon Louise Pothier, responsable du chantier, la mise au jour de documents en papier dans une fouille archéologique est exceptionnelle. Les amas noircis de pages imprimées ont été préservés de l’action destructrice des bactéries par la couche de carbone recouvrant les documents.

Le premier Parlement permanent du Canada-Uni (Québec et Ontario) a siégé à Montréal de 1844 à 1849, dans l’édifice du Marché Sainte-Anne. En 1849, une émeute déclenchée par la sanction royale accordée à la Loi pour l’indemnisation des victimes des Rébellions de 1837-1838 aboutit à l’incendie du bâtiment. Le Parlement siégera par la suite en alternance à Toronto et à Québec, avant de s’installer définitivement à Ottawa en 1857.

 

Nouvelles – #116 – hiver 2014

par Jacques Saint-Pierre

Une base de données des soldats de la guerre de Sept Ans

R-10-116 Les amateurs de généalogie et d’histoire militaire disposent désormais d’un nouvel outil. La Commission des champs de bataille nationaux a publié sur son site Web une base de données des soldats des armées française et anglaise de la guerre de Sept Ans au Canada. Celle-ci recense les militaires des deux armées présents à Québec en 1759 et 1760, soit 4 079 Français et 7 279 Britanniques. Les soldats français appartiennent aux troupes de Terre, aux troupes de la Marine et à la Marine. Pour ce qui est des forces britanniques, la base de données ne contient, pour l’instant, que les membres des régiments d’infanterie, mais les soldats de la Royal Navy seront intégrés ultérieurement.

En ce qui concerne la milice canadienne, aucun document militaire officiel ne permet d’identifier clairement ses effectifs. Toutefois, grâce à certaines recherches historiques et généalogiques, il est possible de retrouver quelques-uns de ses combattants. Les éléments biographiques les concernant seront mis en ligne éventuellement.

Le parc des Navigateurs à Saint-Joseph-de-la-Rive

parc_des_navigateurs_mus_e_maritime_charlevoix-5hvs9 En collaboration avec le Jardin botanique de Montréal – Un espace pour la vie, et l’Université Laval, le Musée maritime de Charlevoix a annoncé, le 28 août dernier, la mise en place du parc des Navigateurs à Saint-Joseph-de-la-Rive. Divisé en cinq phases de développement, le projet s’échelonnera jusqu’en 2017, totalisant un investissement de 2,6 millions de dollars.

Ce nouvel espace aménagé à proximité du musée couvrira une superficie de 8,2 hectares. Il permettra de découvrir toute l’histoire du lieu dédié à la flore indigène du Saint-Laurent et aux espèces d’arbres servant à construire les goélettes. Le sentier sera, entre autres, agrémenté de sculptures thématisées, de pavillons et d’une forêt de pins. Différents équipements d’hébertisme seront également installés. Ce futur parc des Navigateurs offrira un attrait historique et culturel de choix pour les familles et les visiteurs et enrichira l’offre touristique en illustrant tout le savoir-faire des artistes et des artisans qui ont façonné cette région.

Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec

r-10-a-AOU_0296 Le coup d’envoi de la construction du futur pavillon Pierre-Lassonde a été donné le 5 septembre dernier en présence de la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, et de plusieurs dignitaires. Le projet, qui est le fruit d’un premier concours international d’architecture à Québec, constitue aussi le plus grand chantier dans le secteur culturel au Québec. C’est également un projet exemplaire de mécénat culturel dans la capitale.

Le projet d’agrandissement du musée, qui donnera à l’établissement une façade sur la Grande Allée, est financé par un partenariat entre le gouvernement du Canada (33,7 millions de dollars dans le cadre du volet Grands Projets du Fonds Chantiers Canada), le gouvernement du Québec (45,1 millions de dollars dans le cadre du Plan québécois des infrastructures) et le secteur privé (24,6 millions de dollars). La Fondation du Musée a bénéficié d’un don très important de 10 millions de dollars de M. Pierre Lassonde ainsi que d’une contribution de la Ville de Québec de 5 millions de dollars.

« C’est aujourd’hui un grand jour parce que mon beau rêve de 2001 prend forme et parce que ce rêve est plus que jamais partagé par tous ceux et celles à qui appartient le Musée national des beaux-arts du Québec », a déclaré M. John R. Porter, président du conseil d’administration de la Fondation et initiateur du projet.

« Le nouveau pavillon Pierre-Lassonde sera sans conteste un repère dans une société où la culture est à la fois un élément d’épanouissement personnel, un facteur d’excellence collectif et une marque de l’identité de la nation québécoise », a mentionné, pour sa part, la première ministre, Mme Pauline Marois. Elle en a profité pour saluer la contribution des philanthropes à la mise en œuvre du projet.

La construction du nouveau pavillon se poursuivra jusqu’en 2015. Pendant toute la durée des travaux, le public aura la possibilité de suivre en direct (www.plusdespacepourlart.ca) la progression grâce à une caméra de chantier retransmettant des images en temps réel. Le Musée sera ouvert et accessible pendant toute la durée des travaux.

Sœur Madeleine Juneau, lauréate du prix Gérard-Morissette 2013

2013-10-29-10-26-13-Madeleine Juneau prix M. Maka Kotto, ministre de la Culture et des Communications du Québec, a annoncé que Madame Juneau, directrice générale de la Maison Saint-Gabriel, est la lauréate 2013 du prestigieuxprix Gérard-Morisset 2013. Ce prix est la plus haute distinction accordée à une personne pour l’ensemble d’une carrière consacrée au patrimoine. Il est l’un des treize Prix du Québec décernés annuellement par le gouvernement du Québec en reconnaissance d’une carrière remarquable dans les domaines scientifique et culturel. Ces prix seront remis aux lauréats lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale qui aura lieu le 12 novembre 2013.

 

Nouvelles – #115 – automne 2013

par Jacques Saint-Pierre

Le Monastère des Augustines : nourrir le cœur et l’esprit

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De gauche à droite; Evan Price, Isabelle Duchesneau et Me Bernard Cliche de la Fondation Virginia Parker qui vient appuyer pour cinq ans la Fondation du patrimoine culturel des Augustines.

La Fiducie du patrimoine culturel des Augustines dévoilait, le 5 juin dernier, le concept et l’approche proposée du projet Le Monastère des Augustines, ainsi que des détails sur ce qu’on y offrira, lorsque le lieu deviendra accessible au public au printemps 2015.

« Visiter Le Monastère des Augustines sera une occasion unique de s’approprier ou se réapproprier notre histoire et notre culture, dans un environnement dédié au mieux-être de la population d’aujourd’hui et dans le respect des valeurs véhiculées par les Augustines », a souligné Bernard Cliche, président de la Fiducie.

Isabelle Duchesneau, directrice générale du Monastère des Augustines, a pour sa part précisé : « La thématique de la santé globale fait référence à plusieurs dimensions de l’être humain, dont les volets physique, psychologique, social et spirituel. Se préoccuper de sa santé globale contribue à atteindre un bien-être, non seulement sur le plan physique, mais par la recherche de l’équilibre dans toutes les sphères de sa vie. »

Les anciennes « cellules » du monastère seront reconverties en 64 chambres qui offriront au visiteur deux choix : loger dans un espace au caractère authentique préservé, ou encore, dans un environnement contemporain et épuré. Différents types de visites et de séjours personnalisés seront proposés.

Les activités culturelles et éducatives viendront enrichir le volet « santé » et assureront un dialogue cohérent entre l’histoire et le présent. Le musée et le centre d’archives présenteront l’évolution de la santé depuis la Nouvelle-France à travers le récit des Augustines et le patrimoine de leurs douze monastères-hôpitaux.

Des services complémentaires s’ajouteront : une boutique, un restaurant qui offrira une cuisine saine et de qualité, l’accès à une douzaine de salles dont le chœur des religieuses, des voûtes et un réfectoire anciens qui permettront la tenue de rencontres et d’évènements.

Présent à la conférence de presse, M. Evan Price, représentant de la Fondation Virginia Parker, est venu souligner sa double implication dans le projet, à titre de président du conseil d’administration de la Fiducie et de mécène. La Fondation Virginia Parker, dont il est directeur, s’est en effet engagée à verser une somme de 500 000 $ sur cinq ans à la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines. Elle devient ainsi le premier donateur privé, après les Augustines elles-mêmes, à soutenir le projet.

Le Musée des civilisations fête le 400e du périple de Champlain sur la rivière des Outaouais

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Représentation de Samuel de Champlain par le peintre Théophile Hamel, en 1870. Ce dernier s’est inspiré d’une gravure de Ducornet de 1856. représentant Michel Particelli d’Emery par Balthasar Moncornet. Il n’existe aucun portrait authentique de Champlain. (Wikipédia)

Le 4 juin 1613, l’explorateur Samuel de Champlain arrivait dans la région où se dressent aujourd’hui les villes d’Ottawa et de Gatineau. Passant devant le site qui abrite désormais le Musée canadien des civilisations, il s’y est sans doute arrêté pour parcourir le portage qui contourne les chutes de la Chaudière.

Créée pour souligner le 400e anniversaire de ce périple, l’exposition « Champlain, le premier témoignage », est présentée du 29 mai 2013 au 27 avril 2014. Elle est axée sur les Autochtones qui ont habité la région bien avant l’arrivée des Français, sur le périple de l’explorateur et sur les répercussions de sa venue sur les Premières Nations. On pourra y voir une cinquantaine d’artefacts, dont certains datent de 5 000 ans et d’autres de la période historique, tel le fameux astrolabe qui aurait appartenu au fondateur de la Nouvelle-France.

Pour l’occasion, les Archives départementales de la Charente-Maritime, en France, ont prêté au Musée ce qu’on croit être l’authentique acte de baptême de Champlain.

L’acte de baptême de Samuel de Champlain

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Registre pastoral du temple Saint-Yon de La Rochelle (baptêmes, mariages), 1573-1575. Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle.

Jean-Marie Germe, généalogiste du Poitou, en France, pense avoir résolu le mystère entourant les origines de Samuel de Champlain. Ces vingt dernières années, il s’est affairé à réunir des indices. L’un d’eux concernait l’oncle de Champlain, le corsaire William Allaine, qui avait légué deux maisons à son neveu Samuel : l’une à Brouage et l’autre dans la ville avoisinante de La Rochelle, où les parents de Champlain ont finalement élu domicile.

Le lien avec La Rochelle allait mener M. Germe à une découverte étonnante. En consultant les archives en ligne du registre pastoral de l’ancien temple protestant (calviniste) Saint-Yon, à La Rochelle, il est tombé sur un document dans lequel il a reconnu les noms d’Antoine Chapeleau et Marguerite Le Roy. Le document en question était l’acte de baptême de leur fils Samuel, en date du 13 août 1574.

M. Germe savait que dans le contrat de mariage de Champlain, rédigé en 1610, ses parents étaient désignés sous les noms d’Anthoine de Champlain et de Marguerite Le Roy. Il savait aussi que le père de Samuel de Champlain signait souvent « Chappelain ».

La similitude entre les noms des parents sur l’acte de baptême et le contrat de mariage de Champlain établissent avec une quasi-certitude que le document est authentique et concerne le fondateur de Québec.

Tout en éclaircissant le mystère de l’année de naissance de Champlain, le document corrobore également ce que les historiens soupçonnaient depuis des années sans pouvoir le prouver, à savoir que Champlain était né dans une famille protestante. Le prénom « Samuel », tiré de l’Ancien Testament et populaire chez les protestants, avait toujours suggéré cette possibilité. Il existait désormais une preuve concrète

Nouvelles – #114 – été 2013

par Jacques Saint-Pierre

La Maison-des-Marins de Pointe-à-Callière

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La Maison-des-Marins. Photo: Caroline Bergeron (Pointe-à-Callière).

Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, a inauguré le 6 mars dernier, le cinquième pavillon du Musée, la Maison-des-Marins. L’inauguration s’est déroulée en présence de la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, du ministre de la Culture et des Communications, M. Maka Kotto et du maire de Montréal, M. Michael Applebaum.

« Avec l’inauguration de la Maison-des-Marins, Pointe-à-Callière fait un pas de plus vers la création de la Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal. Ce complexe muséal et touristique de classe mondiale mettra en valeur une dizaine de lieux significatifs de l’histoire de la métropole, du Québec et du Canada », explique le président du conseil d’administration de la Société du Musée, M. Jacques Parisien.

Pointe-à-Callière a reçu l’appui du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal qui ont respectivement alloué des montants de 20 M$ pour la réhabilitation de la Maison-des-Marins et de 2,2 M$ pour la réalisation du lien souterrain avec le Musée et les chantiers de fouilles archéologiques tenues sur la place d’Youville. La Fondation Pointe-à-Callière a également contribué financièrement à l’acquisition de la Maison-des-Marins et à l’aménagement de l’Espace 360 degrés Montréal, le pavillon de verre situé sur le toit du bâtiment.

La Maison-des-Marins est un tout nouvel équipement culturel à Montréal dans lequel de nombreuses salles multifonctionnelles parmi les mieux équipées permettront la présentation de grandes expositions et d’activités culturelles de premier plan. Le pavillon abrite aussi l’Atelier Archéo-aventure, un lieu de fouilles simulées pour les jeunes; la Boutique du Musée; les espaces de la Fondation Pointe-à-Callière; des espaces administratifs, et des salles pour tous genres d’événements publics et privés, dont l’Espace 360 degrés Montréal.

La réhabilitation de la Maison-des-Marins a été réalisée par Dan S. Hanganu et Provencher Roy + Associés Architectes dans un esprit de continuité avec l’Éperon, pavillon principal du Musée, et d’harmonisation avec le quartier historique.

Pour les 25 ans du Musée de la civilisation : Paris en scène. 1889-1914

114-r10.2 L’exposition Paris en scène. 1889-1914 tiendra l’affiche, du 19 juin 2013 au 23 février 2014 au Musée de la civilisation à Québec. Une invitation à découvrir comment Paris est devenue la capitale culturelle de l’Europe à la Belle Époque à travers ses principales incarnations, ses hauts lieux, ses instants marquants et ses acteurs. Un merveilleux voyage dans le temps et l’espace dans une ambiance enveloppante et un décor évocateur de cette période effervescente. Paris en scène. 1889-1914 est une production du Musée de la civilisation, sous la direction artistique de Jeannot Painchaud du Cirque Éloize.

L’exposition se déploie autour d’une grande artère évoquant les grands boulevards. Cet espace regorge d’informations relatives à la Ville lumière. De part et d’autre, des lieux plus ou moins clos correspondent aux thèmes abordés : Les Halles de Paris, Cirque et fête foraine, Cinéma, Cafés-concerts et music-hall, Parcs et jardins, Théâtre, Salons d’artistes parisiens, Atelier de l’artiste Antoine Bourdelle, Le Pavillon de l’Alma, Expositions universelles. Chaque thème correspond à un lieu qui a sa propre ambiance et fait vivre au visiteur une expérience.

L’exposition Paris en scène. 1889-1914 est l’une des manifestations majeures qui marquent le 25e anniversaire du Musée de la civilisation, inauguré en 1988. Le Musée démontre ainsi les liens privilégiés qui l’unissent depuis toujours à la France et avec les grands musées parisiens. Une variété d’activités culturelles sera présentée tout au long de l’année. Un parcours sur support iPod est proposé à la jeune clientèle et une publication de prestige, éditée en collaboration avec le Beaux Arts magazine, immortalisera l’événement.

Legs du patrimoine des Augustines à la population du Québec

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De gauche à droite : M. Maka Kotto, ministre de la Culture et des Communications; M. Régis Labeaume, maire de la Ville de Québec; S. Hélène Marquis, A.M.J., supérieure générale de la Fédération des Augustines; Mme Pauline Marois, première ministre du Québec; S. Lise Tanguay, A.M.J., supérieure du monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec; Me Bernard Cliche, président de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines; M. Steven Blaney, ministre des Anciens Combattants et député de Lévis-Bellechasse; absente de la photo : Mme Agnès Maltais, ministre du Travail, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la Condition féminine et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale. Photo : Louise Leblanc.

La première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, le ministre de la Culture et des Communications, M. Maka Kotto, et la ministre du Travail, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la Condition féminine et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale et de la région de la Chaudière-Appalaches, Mme Agnès Maltais, ont pris part le 14 février dernier à la cérémonie marquant la prise de responsabilité du patrimoine des Augustines du Québec par la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de représentantes des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec et des autres monastères du Québec.

« Le geste symbolique posé aujourd’hui par les Augustines officialise le transfert, vers une fiducie d’utilité sociale qu’elles ont créée, d’un héritage exceptionnel. Au nom de toutes les Québécoises et de tous les Québécois, je tiens à remercier cette communauté de femmes admirables pour ce don inestimable, pour tout ce qu’elles ont fait pour nous et ce qu’elles continuent d’accomplir encore aujourd’hui dans leurs divers lieux d’engagement. Ce qui est remis à la collectivité par les Augustines représente un héritage d’une envergure incomparable dans l’histoire de notre patrimoine », a déclaré la première ministre.

Pour assurer la pérennité du rattachement de leur patrimoine à ses origines, les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec cèdent leurs terrains et leurs bâtiments à une fiducie d’utilité sociale, soit la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines. Cette dernière administrera l’héritage culturel de la communauté et le rendra accessible au public. Aussi, les douze monastères confieront leurs collections et leurs archives à cette fiducie pour en assurer la conservation et la mise en valeur.

Rappelons que les gouvernements ont appuyé financièrement la réalisation de ce projet. Le coût total est évalué à 36 M$, et le gouvernement du Québec a versé 15 M$ pour la mise sur pied de ce complexe novateur, alors que la contribution de la Ville de Québec est de 6 M$. Pour sa part, le gouvernement fédéral a alloué 15 M$ pour la réalisation du volet muséologique, entre autres.

Nouvelles – #113 – printemps 2013

par Jacques Saint-Pierre

Le Café Québecor du Musée

 C’est le nom que portera le futur café du Musée national des beaux-arts du Québec situé dans le nouveau pavillon Pierre-Lassonde qui verra le jour en 2015. L’annonce en a été faite le 13 décembre dernier. La contribution exceptionnelle de 1,5 million de dollars de l’entreprise Québecor à la campagne de financement de la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec vient s’ajouter à d’autres engagements du milieu des affaires qui représentent plus de 70 % de l’objectif fixé de 32,6 millions de dollars.

« L’agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec est un projet visionnaire et porteur pour l’ensemble des Québécois, et nous sommes particulièrement fiers d’y être associés », a déclaré M. Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor. Le président de la Fondation et commissaire du projet d’agrandissement du Musée, M. John R. Porter, et le président du conseil d’administration du MNBAQ et coprésident de la campagne de financement, M. Pierre Lassonde, ont souligné l’engagement de Québecor dans la promotion de la culture.

Mme Line Ouellet, directrice générale du Musée, a salué quant à elle cet important geste philanthropique en ces termes : « Je me réjouis à l’idée de savoir que le Café Québecor du Musée deviendra un lieu incontournable pour la jeunesse, un haut lieu des amateurs de culture ainsi qu’un élément moteur du futur quartier des beaux-arts. »

Paul-André Linteau, lauréat du prix Léon-Gérin

 Le ministre de la Culture et des Communications, M. Maka Kotto, et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Pierre Duchesne, ont dévoilé le 29 octobre dernier les noms des treize gagnants des Prix du Québec 2012.

Le prix Léon-Gérin – sciences humaines et sociales – a été décerné au professeur Paul-André Linteau. Historien à l’Université du Québec à Montréal, Paul-André Linteau a formé une relève de haut niveau dans le champ des études historiques. Sa production intellectuelle est également considérable : une trentaine de livres et plus de 80 articles scientifiques publiés, auxquels s’ajoutent une centaine de communications. Le professeur Linteau n’a eu de cesse d’approfondir ses analyses sur la ville et les conditions de développement de l’espace urbain, les processus d’aménagement du territoire et les populations qui l’habitent. Sans oublier son grand intérêt pour la riche et complexe histoire du Québec, d’après la Confédération de 1867. La notoriété de Paul-André Linteau dépasse aujourd’hui largement les frontières québécoises. Outre les liens étroits qu’il a tissés au fil des ans par des ouvrages collectifs, il a contribué à jeter des ponts entre le Québec et de nombreux pays sur presque tous les continents. Il a mené des projets d’études comparées avec des collègues en Inde, au Japon, en Italie, en France, en Espagne, en Belgique et aux États-Unis.

Mise en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel

La Loi sur le patrimoine culturel, qui avait été adoptée le 19 octobre 2011, est entrée en vigueur le 19 octobre 2012. Elle remplace la Loi sur les biens culturels de 1972, au terme d’un processus, incluant des périodes de consultation de la population, amorcé en 2008.

Cette loi marque une nouvelle étape dans l’histoire de la protection du patrimoine culturel par l’État. Elle témoigne de l’élargissement de la notion de patrimoine au fil des années et inclut désormais les paysages culturels patrimoniaux, le patrimoine immatériel, ainsi que les personnages, les événements et les lieux historiques. Elle tient compte également du rôle croissant que jouent les municipalités dans la protection et la mise en valeur du patrimoine, en leur donnant davantage de pouvoirs. Elle confie en outre des pouvoirs aux communautés autochtones, notamment pour l’attribution de statuts légaux aux éléments du patrimoine culturel qui leur sont chers.

Le passage de la Loi sur les biens culturels à la Loi sur le patrimoine culturel a entraîné de nombreux changements, notamment dans la terminologie utilisée pour désigner les catégories et les statuts légaux, dans les mesures de contrôle associées aux différents statuts légaux et dans les sanctions prévues pour les contrevenants.

La Commission des biens culturels est devenue le Conseil du patrimoine culturel, qui est toujours formé de douze membres nommés par le gouvernement du Québec. De nouvelles fonctions lui ont été confiées, dont la tenue de consultations publiques pour les projets de déclaration d’un site patrimonial par le gouvernement et la réalisation d’un état de situation quinquennal sur les transferts de responsabilité aux municipalités.

Nouvelles – #112 – hiver 2012

par Jacques Saint-Pierre

Le Musée canadien des civilisations acquiert la collection de l’Empress of Ireland

 La plus grande catastrophe maritime survenue au Canada fera bientôt l’objet d’une exposition au Musée canadien des civilisations. En effet, le musée d’histoire national s’est porté acquéreur de la plus vaste collection d’artefacts et d’archives associée au naufrage du RMS Empress of Ireland et prévoit la mise sur pied d’une exposition qui coïncidera avec le 100e anniversaire de cette tragédie maritime, en 2014. L’épave, qui gît au fond du Saint-Laurent, au large de Rimouski a récemment été désignée lieu historique national.

« Le naufrage de l’Empress of Ireland représente pour le Canada une tragédie de l’ampleur de celle du Titanic », a déclaré Mark O’Neill, président-directeur général de la Société du Musée canadien des civilisations. Alors que la plupart des Canadiens connaissent l’histoire du Titanic, très peu d’entre eux ont entendu parler de l’Empress, surtout parce que cette catastrophe a été éclipsée par le déclenchement de la Première Guerre mondiale, à peine deux mois plus tard.

La collection de l’Empress of Ireland comprend plus de 400 objets, dont la cloche de brume du navire, un compas et d’autres instruments et appareils de navigation, ainsi que des hublots, des meubles de la salle à manger, des luminaires, de la vaisselle, des ustensiles et divers objets personnels tels qu’une montre de poche en argent et un carton à chapeaux. Font également partie de la collection : deux maquettes du transatlantique et plusieurs documents d’archives comme des photos historiques, des journaux et des documents personnels, y compris le journal d’une survivante de huit ans qui raconte son émouvant sauvetage.

Le Musée canadien des civilisations a acquis les artefacts d’un collectionneur privé, Philippe Beaudry, pour un montant d’argent et un dégrèvement d’impôt sur les dons. La collection, qui est évaluée à plus de 3 millions de dollars, a été désignée « d’intérêt exceptionnel et d’importance nationale » par la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels. L’acquisition a été financée en partie avec l’aide d’une subvention de 425 000 $ du Programme de biens culturels mobiliers accordée par le ministère du Patrimoine canadien dans le cadre de la Loi sur l’exportation et l’importation de biens culturels.

Un Musée canadien de l’histoire pour 2017

 L’honorable James Moore, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, a annoncé l’intention du gouvernement Harper de présenter une loi en vue de créer le Musée canadien de l’histoire, la première d’une série de mesures visant à souligner le 150e anniversaire de la Confédération canadienne en 2017.

Pour ce faire, le gouvernement Harper entend présenter des modifications à la Loi sur les musées en vue de changer le nom et le mandat du Musée canadien des civilisations. Le ministre Moore en a fait l’annonce au Musée canadien des civilisations, en présence du conseil d’administration du Musée, de membres du personnel du Musée, d’éminents historiens canadiens et de membres d’associations d’histoire des quatre coins du pays.

« Cette année marque le début du compte à rebours de cinq ans avant le 150e anniversaire du Canada en 2017. Il s’agit d’une occasion unique de célébrer notre histoire et les grandes réalisations qui ont permis de nous définir en tant que Canadiens, a déclaré le ministre Moore. Les Canadiens méritent d’avoir un musée national de l’histoire qui relate notre passé et présente les trésors de notre pays au monde entier. »

La moitié des aires d’exposition permanente seront rénovées, ce qui permettra de créer la plus grande et la plus complète exposition muséale jamais présentée sur l’histoire du Canada. Une nouvelle salle permanente, vaste de 50 000 pieds carrés, abritera les trésors nationaux du Canada ainsi que diverses expositions qui préserveront de manière exhaustive et chronologique les souvenirs et les expériences de la population canadienne. Cette salle comprendra en outre une nouvelle aire d’exposition permanente réservée aux expositions d’autres musées canadiens, qui viendront parachever notre récit national. Elle complétera la Grande Galerie et la salle des Premiers Peuples, qui présentent l’histoire des Autochtones du Canada et soulignent leurs nombreuses contributions actuelles.

Hommage à la relève en histoire de l’art : Anne-Élisabeth Vallée reçoit le prix John-R.-Porter

La Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a dévoilé le 25 octobre dernier le nom de la lauréate du tout premier prix John-R.-Porter. Il s’agit de Mme Anne-Élisabeth Vallée, docteure en histoire de l’art, pour son essai intitulé Napoléon Bourassa et la vie culturelle à Montréal au XIXe siècle, paru aux éditions Leméac en 2010. Créé afin d’encourager la relève en histoire de l’art du Québec et d’en reconnaître les mérites, ce prix répond également à l’un des objectifs du MNBAQ, soit d’accorder une importance toute particulière au développement et à la diffusion de la recherche en histoire de l’art du Québec, des origines à nos jours. L’octroi du prix vise à couronner un essai original – publié dans les cinq années suivant l’obtention d’un diplôme de 2e ou de 3e cycle en histoire de l’art – qui traite de sujets ayant trait à la peinture, la sculpture, les arts graphiques, les arts décoratifs et le design, la photographie, les installations, les techniques mixtes ou le vidéo/film, sans oublier l’univers de l’art inuit.

Décerné sur une base biennale, le prix John-R.-Porter est accompagné d’une bourse de 10 000 $ financée par M. Pierre Lassonde, président du conseil d’administration du MNBAQ et grand mécène. C’est d’ailleurs lors d’une soirée soulignant le départ de M. Porter comme directeur général du MNBAQ (1993-2008) que M. Lassonde a annoncé son intention de créer un prix à son nom afin de rendre hommage à l’important développement de l’institution sous son directorat. Pour la seconde édition du prix, la période prise en compte sera du 1er juillet 2012 au 30 juin 2014.

Le livre Les Premiers Juifs d’Amérique de Denis Vaugeois récompensé par la Société historique de Montréal

 Le prix Percy-William-Foy, décerné depuis 1990 par la Société historique de Montréal, a été remis cette année à Denis Vaugeois, pour son livre, Les Premiers Juifs d’Amérique, 1760-1860, qui relate la passionnante histoire de la famille Hart. La cérémonie a eu lieu le 17 octobre dernier à l’hôtel de ville de Montréal. Cette distinction s’ajoute à plusieurs autres reçues par l’historien et éditeur de Québec durant sa carrière.

Denis Vaugeois a signé diverses études portant principalement sur la présence française en Amérique, sur les Amérindiens et les Juifs. Il a été un des principaux artisans du journal historique Boréal Express et du livre Canada-Québec, manuel scolaire qui a connu une très large diffusion. Sa bibliographie comprend plusieurs ouvrages parmi lesquels on retrouve La Fin des alliances franco-indiennes et L’Indien généreux au Boréal. America, Champlain, la naissance de l’Amérique française et Les Premiers Juifs d’Amérique 1760-1860 sont, quant à eux, parus chez Septentrion. La Mesure d’un continent, coécrit avec Raymonde Litalien et Jean-François Palomino, a remporté les prix Hercule Catenacci et Marcel-Couture en 2008.

1916 : la presse au cœur des communautés

Le Musée de l’imprimerie du Québec procédait le 12 octobre dernier au lancement de sa dernière publication intitulée 1916 : la presse au cœur des communautés à l’Université de Montréal. Ce quatrième volume publié par le Musée fait suite au séminaire du 14 octobre 2011 et retrace la période 1910 à 1945 qui voit éclore une multitude de périodiques. La presse devient un espace rassembleur pour les communautés regroupées autour d’intérêts professionnels, artistiques, religieux ou idéologiques. Marquée par deux guerres, des années folles et une dépression économique, la période à l’étude est fertile en rebondissements. Malgré l’apparition de nouveaux médias comme la radio et le cinéma, la presse demeure une boussole essentielle pour une population en mal de points de repère. En pleine guerre, ce pouvoir de la parole devient une lourde responsabilité pour les journalistes qui sont soumis aux règles de la censure.

Nouvelles – #109 – printemps 2012

par Jacques Saint-Pierre

Le Titanic rencontre l’Empress of Ireland à Pointe-au-Père

 L’année 2012 marque le centième anniversaire du naufrage du Titanic. Le film de James Cameron consacré à la tragédie survenue au large de Terre-Neuve a ravivé le mythe entourant la fin du célèbre paquebot de la Cunard. Depuis ce temps, les visiteurs du centre d’exposition du Site historique maritime de Pointe-au-Père, où l’on peut voir des artéfacts récupérés de l’épave de l’Empress of Ireland coulé en 1914, ne manquent pas de poser des questions et de faire le rapprochement entre les deux événements. C’est de là qu’est née l’idée de présenter une exposition comparant les deux naufrages.

Dans un scénario digne d’Hollywood, c’est par le biais d’un personnage, William Clark, qui a survécu aux deux tragédies, que la triste fin des deux géants des mers sera évoquée. Pelleteur de charbon de métier, le marin irlandais était de quart au moment où le Titanic et l’Empress ont heurté, le premier un iceberg et le second un cargo.

Ces deux tragédies ont évidemment ébranlé William Clark. Il dira en les comparant : « le Titanic a coulé lentement, comme un bébé qui s’endort alors que l’Empress a sombré comme un cochon qui se roule dans la boue. Le pire a été le Titanic, cette longue attente angoissante où on se demandait si on allait s’en sortir. Sur l’Empress, tout s’est passé si vite qu’on ne se posait pas de question, il y avait des choses à faire et on les faisait. » Un comédien (Albéric Gallant) personnifiera William Clark, à Pointe-au-Père, pendant la saison 2012.

 Les phares du Saint-Laurent : un patrimoine à découvrir

Le Québec compte quelque 43 phares traditionnels, dont la très grande majorité se dresse le long du littoral ou sur l’une des îles du Québec maritime. Fiers témoins de l’histoire, une vingtaine de ces phares connaissent aujourd’hui une seconde vie grâce à l’intervention de passionnés qui ont transformé ces véritables sentinelles de la mer ou leurs dépendances en musée, en auberge ou en chalet. La Corporation des gestionnaires de phares du Saint-Laurent publie un bulletin très intéressant (Bulletin des Amis des phares) qui fourmille d’informations historiques sur ce patrimoine menacé. On peut consulter l’ensemble des bulletins publiés depuis 2005 sur le site Internet de la Corporation à l’adresse suivante : www.routedesphares.qc.ca.

Contribution de quatre collectivités historiques du Canada reconnue

L’honorable Peter Kent, ministre canadien de l’Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, a annoncé le 17 janvier dernier la désignation d’importance historique nationale de quatre collectivités historiques au Canada.

Les nouvelles désignations visent à reconnaître :

Le rôle de l’architecture dans l’évolution de Westmount, au Québec, l’un des quartiers emblématiques du Canada;

La fondation de la première auberge de jeunesse en Amérique du Nord, à Bragg Creek (Alberta);

Le cimetière Cataraqui à Kingston (Ontario), dernière demeure de chefs de file politiques, économiques et sociaux distingués, dont sir John A. MacDonald;

Les conséquences des tragiques déportations des Acadiens de l’Île Saint-Jean (aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard), en 1758.

Établie en 1919, et appuyée par Parcs Canada, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada conseille le ministre de l’Environnement quant à l’importance historique nationale des lieux, des personnes et des événements. Parcs Canada gère un réseau pancanadien de lieux historiques nationaux qui, ensemble, composent une mosaïque illustrant la richesse du patrimoine culturel canadien et permettent aux visiteurs de faire des découvertes authentiques et inspirantes.

La Grande Faucheuse; épidémies, remèdes et deuil!

 L’Association québécoise des Amis du patrimoine (AQAP) a annoncé, le 12 janvier dernier, que le docteur Alain Poirier, sous-ministre et directeur national de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et enfant de Victoriaville, avait accepté la présidence d’honneur de la prochaine exposition annuelle proposée, à l’été 2012, à la Maison d’école du rang Cinq-Chicots.

Sous le titre La Grande Faucheuse; épidémies, remèdes et deuil!, l’exposition veut évoquer les grandes épidémies qui ont marqué l’histoire du Québec, telle l’épidémie de grippe espagnole de 1918, et les ravages causées par les maladies infectieuses comme la tuberculose. On veut rappeler que les médicaments pour les traiter n’étaient pas toujours disponibles et que parfois, la seule issue, c’était la mort!

L’AQAP lance un appel à tous afin de recueillir des objets qui évoqueront des souvenirs d’épidémies passées et de remèdes d’autrefois : photos, sirops, affiches, remèdes, quarantaines, vêtements de deuil, matériel de thanatologues, etc. Tous ces objets seront traités avec respect et remis à leur propriétaire à la fin de l’exposition à l’automne 2012. On peut communiquer avec l’AQAP par courriel (aqap@videotron.ca) ou par téléphone (819 752-4729).

Nouvelles – #108 – hiver 2011

par Jacques Saint-Pierre

Jean Provencher, lauréat du prix Gérard-Morisset 

Le prix Gérard-Morisset, qui récompense un Québécois ayant apporté une contribution importante dans le domaine du patrimoine, est décerné cette année à l’historien, auteur, conférencier et communicateur Jean Provencher. Historien par excellence de la vie quotidienne, le lauréat est depuis toujours engagé dans la diffusion et la vulgarisation de l’histoire et du patrimoine. À ces fins, il ne néglige aucune tribune, qu’il s’agisse des manifestations à caractère municipal, des périodiques culturels, des revues spécialisées, des radios communautaires ou de la télévision d’État. Il est un conférencier et un animateur recherché notamment en raison de son verbe coloré. Travailleur autonome depuis plus de 30 ans, il a publié plusieurs ouvrages sur divers sujets avec le souci constant de rejoindre un public très large. Il est l’un de ceux qui ont fait sortir l’histoire de l’Université sans faire de compromis sur la rigueur scientifique de ses recherches. Son livre Les quatre saisons dans la vallée du Saint-Laurent (Boréal, 1988) lui a valu de nombreux prix. Nouvelles technologies de l’information obligent, Jean Provencher a maintenant son blogue où se rejoignent tous ses centres d’intérêt, l’histoire, la nature, l’alimentation, l’ornithologie…

 L’enseignement de l’histoire nationale

Fondée en 2009, la Coalition pour l’histoire a été créée dans le but de faire la promotion de l’enseignement de l’histoire à tous les ordres d’enseignement pour permettre aux jeunes d’acquérir une meilleure connaissance de l’histoire du Québec, du Canada et de l’histoire du monde occidental et non occidental. C’est un regroupement d’associations, d’organismes, d’enseignants, de chercheurs et de citoyens qui s’inquiètent de la qualité de la formation dispensée aux jeunes Québécois.

La Fondation Lionel-Groulx, qui fait partie de la Coalition, a commandé une étude dont les résultats ont été dévoilés en conférence de presse récemment. Menée par l’historien Éric Bédard, avec la collaboration de Myriam D’Arcy, l’étude précise que les futurs enseignants qui donnent le cours « Histoire et éducation à la citoyenneté » de secondaire 3 et 4 reçoivent une formation limitée sur le Québec. Ainsi, le diplômé en enseignement secondaire de l’Université du Québec à Montréal reçoit seulement quatre cours en histoire du Québec; celui de l’Université de Laval, trois; celui de l’Université de Sherbrooke, deux; celui de l’Université de Montréal, de trois à sept. Axés sur la pédagogie et la didactique, les programmes de baccalauréat en enseignement secondaire instaurés en 1994 contreviennent, selon les auteurs, à l’esprit du rapport Parent.

« Dans l’offre de cours d’histoire aussi bien que dans la formation des maîtres et dans la recherche, les universités québécoises n’assument pas pleinement leur responsabilité à l’égard de notre histoire nationale » a, pour sa part, déclaré M. Claude Béland, président de la Fondation.

Pour remédier à la situation, la Coalition pour l’histoire recommande notamment « que le programme de formation pour le futur enseignant du secondaire soit sérieusement rehaussé au niveau disciplinaire ». Quant au futur enseignant au collégial, il devrait détenir une maîtrise.

(http://www.coalitionhistoire.org)

 L’ÉCONOMUSÉE® de la poterie à Mont-Saint-Hilaire

Le réseau ÉCONOMUSÉE® compte un nouvel établissement en Montérégie, voué à la poterie, qui a été inauguré le 11 octobre dernier. Ne faites pas l’autruche, un nom pour le moins original, est situé dans une région qui s’enorgueillit d’une longue tradition de maîtres potiers.

Dans un ÉCONOMUSÉE®, la vedette est d’abord l’artisan à l’œuvre, marque de commerce d’un réseau qui regroupe des gens passionnées pour leur métier. En suivant un parcours aménagé par des professionnels dans le respect des principes de l’économuséologie, les visiteurs sont amenés à entrer au cœur d’une entreprise à caractère artisanal. José Drouin et Marie-Ange Samon créent des pièces utiles et décoratives, aux formes originales ornées de coloris uniques, au moyen de deux techniques : en réduction dans un four à gaz ou avec celle du raku. En plus de voir travailler les artisanes, les visiteurs peuvent obtenir des explications sur la matière, l’histoire et les techniques.

L’ÉCONOMUSÉE® de la poterie s’ajoute à la grappe régionale de la Montérégie qui compte l’ÉCONOMUSÉE® de la porcelaine (Porcelaines Bousquet) et l’ÉCONOMUSÉE® du verre thermoformé (Studio des Verriers du Richelieu).

 

Nouvelles – #107 – automne 2011

par Jacques Saint-Pierre

Doctorat honoris causa à Denis Vaugeois  

À l’occasion de la dernière collation des grades de l’Université Laval, quatre doctorats honoris causa ont été décernés à des personnalités importantes dans diverses disciplines. L’historien Denis Vaugeois, qui a aussi été ministre des Affaires culturelles et des Communications, a ainsi été récompensé pour sa contribution au développement de la société québécoise au cours des 50 dernières années.

Sa carrière d’historien et d’écrivain a été lancée avec la parution du journal Boréal Express. Il a publié ensuite Canada-Québec, synthèse historique, dont le succès ne s’est pas démenti depuis 1968 et Québec 1792 sur les débuts du parlementarisme québécois. L’Indien généreux (1992) et La Fin des alliances franco-indiennes (1995) traitent des premiers occupants du territoire de l’est de l’Amérique du Nord. Puis ce fut America (2002) dans lequel l’auteur pose un regard très personnel sur un des mythes fondateurs de l’histoire des États-Unis, l’expédition de Lewis et Clark. En 2004, en collaboration avec Raymonde Litalien, Denis Vaugeois a dirigé la publication de prestige Champlain. La naissance de l’Amérique française. Après La Mesure d’un continent, un ouvrage sur la cartographie qui a connu un grand succès, il a fait paraître ce qu’il considère comme le livre de sa vie Les Premiers Juifs d’Amérique 1760-1860. L’extraordinaire histoire de la famille Hart.

Denis Vaugeois est un passionné qui a consacré une bonne partie de sa vie à l’histoire comme chercheur et comme éditeur. Cet honneur s’ajoute à plusieurs autres qui ont souligné l’apport de cet homme à la vie culturelle québécoise.

 

Pointe-à-Callière a entamé son important projet culturel au cœur du Vieux-Montréal

Pour répondre à une fréquentation annuelle de plus de 400 000 visiteurs, dont plus de 100 000 jeunes, Pointe-à-Callière doit agrandir ses espaces. Avec la confirmation des appuis financiers reçus par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et la Ville de Montréal, qui ont respectivement fourni des montants de 20 M$ et 2,2 M$, s’amorce un important projet culturel au cœur du Vieux-Montréal, qui permettra de créer un attrait touristique de classe mondiale. La réhabilitation de la Maison-des-Marins est l’un des principaux éléments de la phase 1 du projet d’expansion. Ce bâtiment, situé à proximité du Musée, sera rénové en un espace multifonctionnel en plus d’être relié par un nouveau lien souterrain à la crypte archéologique sous la place Royale. La phase 1 du projet d’expansion du Musée consiste aussi à réaliser des fouilles archéologiques sur la place D’Youville Ouest située entre la rue McGill et la rue Saint-Pierre. Des vestiges exceptionnels s’y trouvent, ceux du marché Sainte-Anne et du parlement du Canada-Uni.

L’ouverture au public de la Maison-des-Marins fera partie des célébrations soulignant le 20e anniversaire de Pointe-à-Callière, en 2012. Une riche programmation d’activités et d’événements sera présentée dont une exceptionnelle exposition internationale sur les Étrusques.

 

Immigrants pour le Canada

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a annoncé le 30 juin dernier le lancement d’une nouvelle version de la base de données en ligne, Immigrants pour le Canada. Afin de commémorer le 200e anniversaire de fondation de la colonie de la Rivière-Rouge ou village de Selkirk, au Manitoba, plus de 4 000 références à des noms de colons trouvées dans le fonds Thomas Douglas, comte de Selkirk (MG 19 E1) ont été ajoutées à la base de données déjà en ligne.